voyager au Mozambique : Maputo

 


Voyage au Mozambique, Maputo : textes de Pascal Letellier et Jordane Bertrand ; photographies de Luis Basto. - Paris : éditions du Garde-Temps, 2005. - 95 p. : ill. 24 cm. - isbn 2-912545-36-X

présentation du livre aux editions Garde-Temps

voir aussi l'ouvrage sur Luis Basto :

Luis Basto [Texte imprimé] : photographe / texte de Berry Bickle et Luis Basto. - Montreuil : Éd. de l'Oeil, 2004 (impr. en Italie). - Non paginé [24] p. : nombreuses ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 17 cm. - (Les Carnets de la création : Mozambique). Mention parallèle de titre ou de responsabilité : photographer.Titre original : Luis Basto. - ISBN 2-912415-85-3 (br.) : 5,50 EUR.

biographie de Luis Basto

 

 

Maputo.... ma belle


Ex-comptoir portugais connu sous le nom de Lourenço Marques, Maputo suscite la nostalgie d'une douceur de vivre qui fit sa légende sur la côte de l'Océan Indien. Africaine, mais aussi latine, indienne, arabe, chinoise, Maputo fut et est toujours une ville cosmopolite, un haut lieu multi-culturel de l'Afrique post-moderne. Aujourd'hui Sud-Africains, Indiens, Portugais et autres européens expatriés, rescapés de la solidarité internationaliste de l'ère révolutionnaire ou travailleurs humanitaires croisent les nouveaux canaux des migrations africaines.

Après 30 ans d''indépendance, on décèle les traces d'une espérance perdue : celle d'un Etat socialiste qui n'est pas sans rappeler Cuba (on y parcours toujours les avenues V. Lénine, Mao Tsé toung, K. Marx, ou Friedrich Engels). A Maputo on trouve peu les traumatismes de la guerre, mais bien celle d'une pauvreté réelle et d'un certain délabrement de l'espace public, autant de défis relevés par une capitale en expansion depuis que la paix permet aux Mozambicains de renouer avec la croissance : nouveaux immeubles, commerces et industries fleurissent de manière parfois hétéroclite. Qui flâne à Maputo aura l'occasion de se reposer sur les terrasses de vieux cafés des années 60, de découvrir l'ambiance nocturnes des discothèques à la mode, de satisfaire ses pulsions d'emplettes sur les marchés artisanaux et de déguster de succulents poissons sur les restaurants de la côte.

Maputo est une capitale à voir. Il faut peut être un peu de patience pour en goûter la saveur et dépasser le relatif inconfort environnemental d'une métropole africaine : Maputo reste une des villes les plus sûres d'Afrique noire, une Afrique latine où la mémoire d'une Europe commerçante se mêle aux saveurs d'Orient, une Afrique quelque peu langoureuse et frémissante de liberté..

Le très bel ouvrage de Pascal Lettelier et Jordane Bertrand nous invite à découvrir avec passion et générosité Maputo et ses habitants. La vie quotidienne, la fébrilité des marchés redynamisés par une abondance nouvelle, la créativité culturelle et la vivacité joyeuse des fêtes nocturnes y sont évoqués par un travail photographique de très belle tenue, par Luis Basto, où prédomine l'aspect « vintage » d'une ville à l'architecture coloniale en son temps marqué par l'art déco, une ville qu'une population bariolée et enthousiaste habite. Portraits et paysages se conjuguent pour nous donner l'envie de découvrir une cité peu connue, ou pour susciter une nostalgie assez forte pour qu'on y revienne.

Au parcours de la ville se joint, en encadrés d'une page, des portraits de « maputenses » cèlèbres ou inconnus : on y rencontre Marcelino de Santos, grande figure de l'ère socialiste, des coiffeurs José et Julio, de Rui et Amélia, amoureux anonymes, ou le fameux Orlando, adolescent rescapé de guerre devenu marionnettiste et montreur de théâtre d'ombres à la Feira popular.

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